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Tome deuxième. [2/1.]
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l 8 o MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

fut encombrée de tout ce dont l’autre avait étédébarrassée, de sorte que, lorsqu’ils furenttournés, ces batteries ne purent faire feu. Celasurprit tellement les Anglais , qu’ils envoyèrentreconnaître la raison de cette contradiction ; ilsvoyaient le pavillon français flotter, sans qu’au-cune pièce fît feu.

La partie des équipages qui avait été détachée,eut à peine le temps de retourner à bord. L’ami-ral, jugeant que l’ennemi ne serait à la portéedu canon que vers six heures, supposa qu’il n’at-taquerait que le lendemain , d’autant plus qu’ilne découvrait que onze vaisseaux de 74; lesdeux autres avaient été détachés sur Alexandrie ,et ne rejoignirent Nelson que sur les huit heuresdu soir. Brueis ne crut point que les Anglais l’attaquassent le jour même, et avec onze vais-seaux seulement. L’on pense que d’abord il eutJe projet d’appareiller , mais qu’il tarda d’endonner l’ordre, jusqu’à ce que les matelots qu’ilattendait d’Aboukir fussent embarqués. Alorsla canonnade était engagée, et un vaisseauanglais avait échoué sur nie, ce qui donnait àBrueis un nouveau degré de confiance. Les ma-telots demandés à Alexandrie , 11’arrivèrent quevers huit heures; on se canonnait déjà surplusieurs vaisseaux. Dans le tumulte, l’ob-scurité ,ui] grand nombre d’entre eux restèrent