BATAILLE NAVALE DABOUKIR. ]8l
sur le rivage et ne s’embarquèrent point. Leprojet de l’amiral anglais était d’attaquer devaisseau à vaisseau , chaque bâtiment anglais jetant l’ancre par l’arrière, et se plaçant en tra-vers de la proue des Français . Le hasard changeacette disposition. Le Culloden, destiné à attaquerle Guerrier , voulant passer entre sa gauche etl’île, échoua. Si l’île avait été armée de quelquesgrosses pièces, ce vaisseau était pris. Le Goliath,qui le suivait, manœuvrant pour se mouilleren travers de la proue du Guerrier , fut entraînépar le vent et le courant, et ne jeta l’ancrequ’a près avoir dépassé et tourné ce vaisseau.S’apercevant alors que la batterie gauche duConquérant ne lirait pas, par le motif expliquéplus haut, il se plaça bord à bord avec lui, etle désempara en peu de temps. Le Zélé, deuxièmevaisseau anglais , suivit le mouvement du Go-liath, et, se mouillant bord à bord du Guer -'rier, qui 11e pouvait pas répondre à son feu, ille démâta promptement. UOrion , troisièmevaisseau anglais , exécuta la même manœuvre;mais, dans son mouvement, il fut retardé parl’attaque d’une frégate française, et vint semouiller entre le Francklin et le Peuple souve-rain. Le Fanguard, vaisseau amiral anglais ,jeta l’ancre par le travers du Spartiate, troi-sième vaisseau français . La Défense, le Ilellero-
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