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Tome deuxième. [2/1.]
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BATAILLE NAVALE 1>’abü1)KIR. 1 83

niais c’étaient les plus mauvais vaisseaux del’escadre; ef, du côté des Anglais , le Cullodenet le Bellerophon , étaient hors de service. Lecentre de la ligne française avait occasioné,par la grande supériorité de son feu, beaucoupplus de dommage aux vaisseaux opposés, qu’iln en avait reçu. Les Anglais n’avaient que desvaisseaux de 74 et de petit modèle. Il était pré-sumable , que le feu se soutenant ainsi toute lanuit, l’amiral Villeneuve appareillerait enfin aujour ; et l’on pouvait encore espérer les plusheureux résultats de l’attaque de cinq bonsvaisseaux, qui 11’avaient encore tiré ni reçu au-cun coupde.canon. Mais, à onze heures, le feuprit à l’Orient , et ce bâtiment sauta en l’air.Cet accident imprévu décida de la victoire. Sonépouvantable explosion suspendit, pendant unquart-d’heure, le combat. Notre ligne recom-mença le feu, sans se laisser abattre parce cruelspectacle. Le Francklin, le Tonnant, le Peuplesouverain , le Spartiate, l’Aquilon, soutinrentle feu jusqu’à trois heures du matin. De troisà cinq heures, il se ralentit de part et d’autre.Entre cinq et six heures, il redoubla et devintterrible. Qu’eiit-ce été, si l’Orient n’avait pointsauté? Enfin, à midi, le combat durait encore ,et ne se termina qu’à deux heures. Ce futalors seulement que Villeneuve parut se réveil-