bataille navale d’abockih. If)!
les signes de l’atmosphère; qualités qui s’ac-quièrent par l’expérience, et par l’expérienceseulement.
Le général de terre ne connaît jamais lechamp de bataille où il doit opérer. Son coupd’œil est celui de l’inspiration, il n’a aucun ren-seignement positif. Les données,pour arriver àla connaissance du local, sont si éventuelles quel’on n’apprend presque rien par expérience.C’est une facilité de saisir tout d’abord les rap-ports qu’ont les terreins, selon la nature descontrées ; c’est enfin un don qu’on appellecoup d’œil militaire, et que les grands géné-raux ont reçu de la nature. Cependant les ob-servations qu’on peut faire sur des cartes topo-graphiques, la facilité que donnent l’éducationet l’habitude de lire sur ces cartes, peuventêtre de quelque secours.
Un général en chef de mer dépend plusde ses capitaines de vaisseau, qu’un généralen chef de terre de ses généraux. Ce derniera la faculté de prendre lui - même le com-mandement direct des troupes, de se portersur tous les points et de remédier aux fauxmouvements par d’autres. Le général de mern’a personnellement d’influence que sur leshommes du vaisseau où il se trouve; la fuméeempêche les signaux d’être vus. Les vents