Band 
Tome deuxième. [2/1.]
Seite
199
JPEG-Download
 

bataille navale o’akoükih. 199

Maréotis, qui s’étend jusque auprès de la tour des Arabes ,en sorte qu’Alexandrie n’est plus attaquable que du côtéd’Aboukir. Le lac Maréotis laisse aussi un peu à découvertun partie de l’enceinte de la ville, au-delà de celle desArabes. La colonne de Pompée, située en dehors et. à 3 ootoises de l’enceinte arabe, était jadis au centre de la ville.

Le général en chef passa plusieurs jours à arrêter lesprincipes des fortifications de la ville. Tout ce qu’il près*crivit fut exécuté avec la plus grande intelligence par lecolonel Crétin, l’officier du génie le plus habile de France .Le général ordonna de rétablir toute l’enceinte des Arabes ,le travail n’était pas considérable. On appuya cette enceinteen occupant le fort triangulaire, qui en formait la droite etqui existait encore. Le centre et le côté d’Aboukir fuientsoutenus chacun par un fort. Ils furent établis sur des mon-ticules de décombres qui avaient un commandement d’unevingtaine de.toises sur toute la campagne et en arrière del’enceinte des Arabes. Celle de la ville actuelle fut mise en étatcomme réduit; mais elle était dominée en avant par un grosmonticule de décombres. Il fut occupé par un fort que l’onnomma Caffarelly.Ce fort et l'enceinte de la ville actuelle,formaient un système complet, susceptible d’une longuedéfense, lorsque tout le reste aurait été pris. 11 fallait del’artillerie pour occuper promptement et solidement cestrois hauteurs. La conception et la direction de ces travauxfurent confiées à Crétin.

En peu de mois et avec peu de travaux , il rendit cestrois hauteurs inexpugnables ; il établit des maçonneriesprésentant des escarpes de 18 à ao pieds, qui mettaientles batteries entièrement à l’abri de toute escalade , et ilcouvrit ces maçonneries par des profils qu’il sut ménagerdans la hauteur; en sorte qu’elles n’étaient vues de nullepart; 1! eut fallu des millions et des années pour donner