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Tome deuxième. [2/1.]
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DE l’ÉGYPTE . a<)3

Le Nil commence à s’élever au solstice d’été ;l’inondation croît jusquà l’équinoxe, après quoielle diminue progressivement. C’est donc entreseptembre et mars , que se font tous les travauxde la campagne. Le paysage est alors ravissant;c’est le temps de la floraison et celui de lamoisson. La digue du Nil se coupe au Caire ,dans le courant de septembre, quelquefois dansles premiers jours d’octobre. Après le mois demars, la terre se gerce si profondément, qu’ilest dangereux de traverser les plaines à cheval,et qu’on ne le peut faire à pied qu’avec uneextrême fatigue. Un soleil ardent, qui n’estjamais tempéré ni par des nuages, ni par de lapluie, brûle toutes les herbes et les plantes,hormis celles qu’on peut arroser. C’est à celaque l’on attribue la salubrité des eaux stagnan-tes, qui se conservent en ce pays dans les bas-fonds. En Europe , de pareils marais donne-raient la mort par leurs exhalaisons; en Egypte ,il ne causent pas même de fièvres.

§ H.

La surface de la vallée du Nil , telle qu’ellevient d’être décrite, équivaut à un sixième del’ancienne France ; ce qui ne supposerait, dansun état de prospérité, que quatre à cinq mil-

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