JÎGYI'TK. B ATA T T.LF. DUS PYRAMIDES. 0.3 I
rêt (le palmiers. Le soldat commençait à con-naître les usages du pays, et à déterrer les len-tilles et autres légumes, que les fellahs ontcoutume de cacher dans la terre. Nous faisionsde petites marches, en raison de la nécessitéoù nous nous trouvions de nous procurer dessubsistances et afin d’être toujours en état derecevoir l’ennemi. Souvent, dès dix heures dumatin, nous prenions position, et le premiersoin du soldat était de se baigner dans le Nil .De Wardam nous allâmes coucher à Omedinar,d’où nous aperçûmes les Pyramides. A l’instant,toutes les lunettes furent braquées contre cesmonuments les plus anciens du monde. Onles prendrait pour d’énormes masses derochers;mais la régularité et les lignes droites des arêtesdécèlent la main des hommes. Les Pyramidesbordent l’horizon de la vallée sur la rive gauchedu Nil .
§ II.
Nous approchions du Caire , et nous étionsinstruits, par les gens du pays, que les Ma-melucks réunis à la milice de cette ville, et àun nombre considérable d’Arabes , de janis-saires, de spahis, nous attendaient entre le Nil et les Pyramides, couvrant Gizeh . Ils se van-taient que là finiraient nos succès.