Band 
Tome deuxième. [2/1.]
Seite
237
JPEG-Download
 

ÉGYPTE - -HATAILI.E DES PYitAMIDES. iZ']

à ne pas nous laisser exécuter notre mouve-ment, et à profiter de l’avantage de sa nom-breuse cavalerie pour nous attaquer en marche.Il partit avec les deux tiers de ses chevaux ( 6à 7,000), laissa le reste pour soutenir le campretranché et encourager l’infanterie , et vint, àla tête de cette troupe, aborder le général De-saix qui s’avançait par l’extrémité de notredroite. Ce dernier fut un moment compromis;la charge se fit avec une telle rapidité, que nouscrûmes que la confusion se mettait dans lescarrés; le général Desaix, en marche à la têtede sa colonne, était engagé dans un bosquetde palmiers. Toutefois la tête des Mame-lucks, qui tomba sur lui, était peu nombreuse.Leur masse n’arriva que quelques minutes après,ce retard suffit. Les carrés étaient parfaitementformés et reçurent la charge avec sang-froid.Le général Régnier appuyait leur gauche; Na-poléon , qui était dans le carré du général Du-gua, marcha aussitôt sur le gros des Mame-lucks et se plaça entre le Nil et Régnier. LesMamelucks furent reçus par la mitraille et unevive fusillade ; une trentaine des plus bravesvint mourir auprès du général Desaix; maisla masse, par un instinct naturel au cheval ,tourna autour des carrés, et dès lors la chargefut manquée. Au milieu de la mitraille, des