NOTES ET MÉLANGES.
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gager nos flancs, de rester maîtres de la population despays que nous parcourons, par des troupes de réserve, etde faire en un mot une guerre méthodique. — Ce genre deguerre exige deux armées, ce qu’on n’a pas bien compris jus-qu’à présent, une armée active , et une armée de réserve.L’armée active, qui doit être composée de toutes les bonnestroupes, en état par leur discipline, leur courage et leurexpérience, de se battre avec succès en rase campagne, seral’armée des batailles. C’est elle qui marchera en avant, pé-nétrera dans l’intérieur du pays de l’ennemi, attaquera sesarmées, les battra ou les fera reculer et gagner du terrain.Mais cette armée a des besoins sans cesse renaissants : ilfaut qu’elle subsiste, qu’elle se recrute pour remplacer leshommes et les chevaux perdus journellement par le fer etles maladies, et, surtout qu’elle se renouvelle sans cesse demunitions consommées dans les combats; car, comme jel’ai déjà dit, elle ne peut guère en traîner à sa suite quepour une seule bataille. Ses dépôts et ses magasins de mu-nitions de guerre et de bouche doivent être mis en sûretécontre les partis ennemis, et la population des pays con-quis, par des fortifications, dont la défense peut être con-fiée aux recrues. Mais cela ne suffit pas : il faut de plusrester maître du pays pour en tirer les subsistances dont onforme les dépôts ; il faut surtout que les communicationsdes dépôts à l’armée active ne soient jamais interrompues,afin que les convois ne cessent point d’arriver. On ne peutremplir ces deux objets que par des troupes qui tiennent lacampagne, et qui forment une armée de réserve pour con-tenir le pays , et balayer tous les partis ennemis qui se glis-seraient sur les derrières de l’armée active.
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« C’est cette ligne de défense, sans laquelle on ne peut
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