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Tome deuxième. [2/2.]
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4 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

asseoir un plan de campagne raisonnable, que je nomme j

base d’opérations. j

( Page A 56. )

« Recherchons maintenant jusqu’à quel point une arméeactive peut s’éloigner de sa base d’opérations, sans com- *

promettre sa sûreté et son existence. Ne perdons pas devue qu’elle ne peut subsister que de pain fabriqué dans lesdépôts qui y sont établis, manière de vivre qui entraîne gé-néralement ses opérations dans un cercle dont il est possiblede calculer à peu près l’étendue; ce qui fixera l’éloigne-ment que nous cherchons, sur la nécessité de pourvoir àses besoins les plus pressants, ceux des subsistances. — Noàsoldats ne portent ordinairement du pain que pour quatrejours; mais il est aisé de les charger de vivres pour huitjours, en leur distribuant du biscuit qu’ils porteront dansdes espèces de gibecières on cuir, faisant partie de leuréquipement : sept à huit livres de biscuit doivent suffirepour huit jours, en leur distribuant une livre de viandepar jour au lieu d’une demi-livre, distribution qui ne serajamais embarrassante, puisqu’il est facile de faire suivreles colonnes d’autaqt de troupeaux de bœufs qu’on veut.

Nous doublerons ainsi les vivres de nos soldats, sans pourcela les surcliarget’ : ils seront mieux nourris, et les opéra-I ions de l’armée seront moins gênées par le défaut de sub-sistances..... — Je suppose que nous voulions attaquer unétat voisin avec une armée active de 120 mille hommes , 1

formée en quatre corps. Après avoir établi nos dépôts deguerre et de bouche, nos hôpitaux, nos magasins de touteespèce, dans deux ou trois de nos places fortes voisines dela frontière, que nous nous proposons d’attaquer, nous ji

rassemblons tout à coup sous oes places, les troupes des-tinées à former nos quatre corps de l’armée active, nous