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Tome deuxième. [2/2.]
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

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population des villes et villages, et observent, bloquent,ou assiègent les forteresses ennemies laissées en arrière. —L’armée active après huit jours de grandes opérations, demarches rapides et continues, de combats et de succèscontre l’armée ennemie, est-elle parvenue sur quelque ri-vière transversale à sa direction, à trente où quarantelieues des frontières , il est temps qu’elle s’arrête pourprendre haleine, se reposer et prendre une nouvelle based’opérations : car les vivres qu’elle avait pris avec elle sontépuisés, ses communications avec ses dépôts commencentà devenir difficiles par leur éloignement; et elle a besoinde renouveler ses munitions, et de rallier ce grand nom-bre de traîneurs, que les combats, les marches de nuit, etles mouvements transversaux , laissent toujours en arrière.

« Elle travaille aussitôt à fortifier des ponts de sûretépour la nouvelle base qu’elle choisit. — C’est ici le cas deconstruire des places du moment que j’ai décrites dans lechapitre îx de cet ouvrage : leurs fortifications qui peuvents’élever en quinze jours de temps, suffiront pour mettre àl’abri de toute insulte nos magasins et nos établissementsde toute espèce, protéger nos ponts de passage sur la ri-vière choisie pour notre nouvelle base, et offrir des pointsd’appui nécessaires en cas de revers. Ce genre de fortifica-tions mixtes, qui tient le milieu entre la fortification per-manente et la fortification passagère , quoique très-peu enusage jusqu’à présent, est cependant le plus utile poursubvenir aux besoins pressants et éventuels des armées. Ilremplit momentanément l’objet de la fortification perma-nente, toujours si dispendieuse et si lente à construire, etil offre plus de consistance et de sûreté que la fortificationpassagère. Chaque corps d’armée construira un de cescamps en quinze jours de temps sur les points les plus es-sentiels, où les principales routes, traversent la rivière, et