N O T li S ET MELANGES.
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chargeons nos soldats de biscuit pour lmil jours , et nousnous mettons aussitôt en mouvement sans donner à l’en-nemi le temps de se préparer à la défense. Nous dépassonsnos frontières, et nous manchons à lui en trois colonnes. Ceserait sans doute un point capital, que d’arriver tout à coupau milieu de ses cantonnements par des marches forcées,d’attaquer et de poursuivre ses troupes dans tous les sens,en les empêchant de se réunir, et de dissiper ainsi sesforces éparses dès le début de la eampagne, sans courir leshasards d’une bataille; mais nous ne po„uvons pas le sup-poser assez maladroit pour se laisser ainsi surprendre. Ilest donc présumable que nous trouverons ses corps d’arméerassemblés et disposés à nous livrer bataille pour vider laquerelle , ou à nous disputer le terrain par les chancesd’une guerre défensive , sans compromettre le sort deson armée. Dans l’un et l’autre cas, nous avançons sur luisans hésiter, puisque nous n’avons pris l’offensive queparce que nous nous jugions les plus forts. Cependantnous remplaçons sur la frontière l’armée de bataille qui seporte en avant, par des troupes de dépôt et de garnison,par les recrues qu’on travaille journellement à armer,équiper et exercer, et par toutes ces jeunes cohortes nou-vellement formées, auxquelles leur inexpérience ne permetpas de figurer sur un champ de bataille; et nous en for-mons notre armée de réserve, sans chercher à déterminerrigoureusement la proportion de celte armée avec l’anneeactive, proportion qui dépend beaucoup des difficultésqu’on éprouve de la part île la population des pays enne-mis, et du nombre de places dont il faut contenir les gar-nisons : nous la supposons de 60 mille hommes, en deuxcorps d’arniee; ocs troupes s’avancent sur les traces del’armée active, protègent ses convois, purgent ses derrièresde tous les partis ennemis, contiennent et désarment la