42 MEMOIJRES DE NAPOLÉON.
eu se divisant en trois corps séparés , se créasix flancs, tandis que, en manoeuvrant bien, ilétait facile d’appuyer fortement ses deux ailes.La colonne du centre combattit à Neresheim ,sa gauche en l’air , sa droite n’étant pas mêmeappuyée au Danube - , ayant négligé de se saisirde la place forte d’Ulm , que l’ennemi avaitabandonnée, et qui seule pouvait régularisercette campagne. Elle se trouvait ainsi en l’air,à quatre-vingts lieues du Rhin , sans avoir au-cun j>oint d’appui, comme place de dépôt in-termédiaire. L’archiduc ayant fait disparaître laprincipale partie des forces qu’il avait oppo-sées à l’armée de Sambre-et-Meuse et au corpsde droite que commandait Fernio, se porta surNeresheim , après y avoir échoué contre l’intré-pidité française, il repassa le Danube et le Lech,s’affaiblit de vingt-cinq mille hommes devantla gauche et le centre de l’armée de Rhin-et-Moselle, qui venait de le battre à Neresheim ,et alla accabler, et chasser au delà du Rhin l’armée de Sambre-et-Meuse .
Dans cette campagne, le général de l’arméedu Rhin commit encore une grande faute : illaisse sur ses derrières, sans les bloquer, deuxgrandes places fortes, Philipsbourg et Manbeim,les faisant seulement observer par un corps de4,ooo hommes. U eût fallu les faire étroite-