long-temps que l’Angleterre se refuserait à re-connaître ses droits, la liberté des mers, àlui restituer ses colonies, et à mettre fin à la- guerre.
Il serait facile de prouver que de toutes lespuissances de l’Europe , la France est celle quidepuis 1800, a le moins perdu. L’Espagne , quia éprouvé tant de défaites, a perdu davantagedans la proportion de sa population; que l’onconsidère ce que l’Arragon seul a sacrifié àSarragosse; les levées de l’Autriche en 1800 dé-truites à Marengo, à Hohenlinden , celles dei8o5, détruites à Ulm, à Austerlitz, celles de1809, détruites à Eckmüll, à Wagram , ont étéhors de proportion avec sa population. Dansces campagnes les armées françaises avaient avecelles des armées bavaroises, wurtembergeoises,saxonnes, polonaises, italiennes, russes , qui com-posaient la moitié de la grande-armée ; l’autremoitié sous l«iglc impériale, était pour untiers composée de Hollandais, Belges, habitantsdes quatre départements du Rhin , Piémontais ,Génois, Toscans, Romains, Suisses; la Prusse perdit toute son armée, 25o à 3oo,ooo hommes,dès sa première campagne en 1806.
En Russie nos pertes furent considérables,mais non pas telles qu’on se l’imagine. 400,000hommes passèrent la Vistule ; 160,000 seulement