NOTES 1ÎT MÉLANGES.
En Égypte il avait été convenu avec tousles chefs tic corps, que dans les ordres du jouron surchargerait d’un tiers la quantité réellede toutes les distributions de vivres’, d’armes,d'effets d’habillements. Aussi l’auteur du pré-cis militaire de la campagne de 179g, s’étonne-t-il que les ordres du jour de cette armée lafassent monter à tjo.ooo hommes, lorsque lesautres renseignements authentiques qu’il a re-cueillis constatent que son effectif était fort in-férieur à ce nombre. Dans les rapports descampagnes d’Italie en 1 796 et 97 et depuis, lesmêmes moyens ont été employés pour donnerdes idées exagérées des forces françaises .
Aucune conscription n’a été levée sous l’em-pire , sans une loi rédigée dans un conseilprivé, présentée au sénat par des orateurs duconseil d’état, renvoyée à l’examen d’une com-mission, et sur son rapport délibérée, et votéeau scrutin secret. La liberté de ces délibéra-tions était entière; elles avaient lieu par desboules blanches et noires; il y a *eu souventsept à huit boules noires; la presque totalitédes sénateurs croyaient donc à l’utilité de ceslevées; cette opinion, la nation entière la par-tageait; elle était convaincue que dans les cir-constances politiques où elle se trouvait, elledevait être prêle à tous les sacrifices, aussi