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Tome deuxième. [2/2.]
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MÉMOIRES DF. NAPOLÉON.

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française, qui opérait en Saxe le côté faible de la Prusse ,arrive en trois colonnes sur la rive droite de cette rivière.Notre colonne de droite forte de 3o,ooo hommes passe laSaale , la veille de la bataille à Naembourg, petite ville àsept lieues d’Iéna , pour se porter sur le flanc gauche desPrussiens, tandis que le reste de l’armée dirigé sur Iéna ,tenterait de forcer de front le passage de-la rivière (i) etleur position. Les ennemis voyant cette colonne engagéeseule sur la rive gauche, loin des autres corps, forment leprojet de l’attaquer isolément, et de l’accabler sous le poidsdes forces supérieures , avant qu’elle ne puisse être secou-rue (a) ; ils ne laissent en position à Iéna qu’une partie de

le Mein, elle n’occupait pas Iéna , et, depuisquelques jours, l’armée française avait passéla Saale .

(r) L’armée française ne devait pas tenterde forcer le passage de cette rivière, .puisquecette rivière était passée depuis plusieurs jours,et que Napoléon bivouaqua , avec l’armée ,sur la rive gauche de la Saale , la veille fie labataille.

(2) Cette colonne n’était point éloignée denotre corps de sept lieues, puisque le princede Ponte-Corvo avait passé à Dornbourg, quiest à deux lieues. L’ennemi ne fit pas le projetde tomber sur ce corps isolé avant qu’il pûtêtre secouru; car le prince cl’Eclonüll, la veille