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Tome deuxième. [2/2.]
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mouvement audacieux du général français fut plus heureuxque sage; c’était à deux lieues d’Iéna (i), et non pas à septqu’il devait faire passer la Saale à son corps tournant, puis-qu’il obtenait de celte manière les mêmes résultats, sanscourir les mêmes risques (a).

Après la bataille de Pultusk en décembre1806, le général Benigsen commandant l’arméerusse, marcha sur la basse Vistule , pour atta-quer le maréchal prince de Ponte-Corvo quioccupait Elbing. Napoléon partit de Varsovie le 25 janvier 1807, réunit son armée à Wit-temberg, marcha sur le flanc gauche des Rus-

fi) Le mouvement, tel qu’il est décrit dansce paragraphe, est si absurde, que le résidtaten eût été la défaite entière de l’armée fran-çaise : la Saale est une rivière très-encaissée.

(2) La Saale est une rivière si encaissée , quedepuis Iéfia à Naumbourg , il n’y a pas d’au-tres débouchés que celui de Dornbourg, où apassé le prince de Ponte-Corvo. Mais si le princed’Eckmüll eût passé, non pas à deux lieues,mais même à trois, à Dornbourg, le roi dePrusse se fût échappé par Kosen, eût passé laSaale à Naumbourg , eût retrouve tous sesmagasins, et se fût appuyé à l’Elbe , toute lamanœuvre eût été manquée.

Mélanges.—Tome II. 5