76 MÉMQIKlïS de NAPOLÉON.
rétrogradâmes pour nous remettre en ligne avec les deuxvillages d’Aspern et d’Essling , les soutiens de nos ailes. »
Il faut être d'accord avec soi-même : Avons-nous perdu la bataille d’Essling pour avoir at-taqué en colonne le centre de la ligne enne-mie? ou l’avons-nous perdue par l’effet d’uneruse du prince Charles qui, ayant fait couper nosponts, nous attaqua dans cette cruelle situationavec 100,000 hommes contre 45,ooo ?
Mais x°, d’abord nous ne perdîmes pas labataille d’Essling, r us la gagnâmes; le champde bataille de Gros-Aspern à Essling nous resta;a° le duc de Montebello 11’attaqua pas en co-lonne, mais en bataille , ce général était lemeilleur manoeuvrier de l’armée ; 3° ce ne futpas le prince Charles qui coupa nos ponts, cefut le Danube qui, en trois jours, haussa dequatorze pieds.
Après la bataille d’Eckmüll, l’armée fran-çaise arriva devant Vienne , l’archiduc Maxi-milien commandait dans celte capitale , quiétait armée et mise en état de défense. Legénéral d’artillerie, Lariboissière, plaça trenteobusiers en batterie derrière une maison dufaubourg , pendant la nuit , et mit le leudans la ville, qui ouvrit ses portes. Cepen-dant, l’archiduc Charles s’approchait par larive gauche du Danube , Napoléon résolut de