NOTES ET MÉLANGES.
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le prévenir et de passer ce grand fleuve. Laposition sur la rive droite n’était bonne qu’au-tant. que l'armée aurait une tête de pont sur larive gauche, parce que sans cela l’ennemi restaitmaître de l’initiative des mouvements. Cetteconsidération était d’une telle importunée ,queNapoléon se fût reployé sur l’Ens , s’il lui eût étéimpossible de s’établir sur la rive gauche. Cetteopération était fort difficile; le Danube a cinqcents toises de large, quinze, vingt, trente piedsde profondeur , une grande rapidité. Passerune telle rivière près d’une grande armée, exi-geait beaucoup d’art, d’autant qu’on ne pou-vait pas s’éloigner, de peur que l’ennemi, quiavait deux équipages de pont, ne passât lui-mème le Danube et ne se portât survienne. Na-poléon voulut passer à deux lieues au-dessus decelte ville; il y avait remarqué, en i8o5,une îleassez considérable séparée de la rive droite parle grand bras du Danube , et de la rive gauche parun bras de 5o toises: s’il s’emparait de cette île ,il pourrait s’y établir, et alors il n’aurait plus,au lieu d’une rivière de 5oo toises, qu’une de5o à franchir: c’était franchir le Danube par unsiège en règle. Le duc de Montebello jeta 5oohommes dans celte île, le 16 mai; l’armée del’archiduc était encore à une marche en ar-rière; mais, depuis i8o5, on avait construit