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Tome deuxième. [2/2.]
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notes et mélanges.

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XI e NOTE. — GUERRE D’ESPAGNE .

(Page 449 et 45o.)

Qu’une armée offensive s’engage témérairement dansl’intérieur d’un grand état sans s’assurer la possession despays qu’elle traverse , je la vois perdue comme celle deCharles XII, en Russie , comme celle de Napoléon, àMoscou . La population , à l’appui des places fortes quilui fournissent des armes, et à l’aide de quelques corpsréguliers qui lui donnent de la confiance, se soulève surses lianes et sur ses derrières ; elle intercepte ses convoisses munitions, ses recrues ; attaque et surprend ses dé-tachements , la prive de vivres, l’affame dans son camp,et la détruit en détail par le fer et la faim. Les Français en ont fait une cruelle expérience dans leur dernière guerred’Espagne .

*1 fallait commencer par soumettre les proviuces de la rivegauche de l’Ébre , et y former des établissements avant dedépasser ce fleuve.

La guerre d’Espagne était terminée en 1809.En trois mois, Napoléon avait battu et disperséles quatre armées espagnoles de 160,000 hom-