mes, pris Madrid et Sarragosse, et forcé legénéral Moore de s’embarquer avec perte dela moitié de son armée, de ses munitions, deses caisses militaires; l’Espagne alors était con-quise. Lorsque la guerre de Vienne obligeaNapoléon à retourner en France , la guerred’Espagne se renouvela; le roi Joseph n’étaitpas dans le cas de la diriger. L’Angleterre fitdes efforts inouïs, ses armées obtinrent dessuccès en Portugal. L’Espagne étant environnéede la mer de trois côtés, les flottes anglaisesportaient inopinément des forces nouvelles enCatalogne, en Biscaye, en Portugal , dans leroyaume de Valence, à Cadix .
On n’a pas fait en Espagne la faute d’allertrop vite, mais bien celle d’aller trop douce-ment, après le départ de Napoléon; s’il y futresté encore quelques mois, il eût pris Lisbonne et Cadix , réuni les partis et pacifié le pays : sesarmées n’ont jamais manqué de munitions deguerre, d’habillements, de vivres; l’armée duduc de Dalmatie, en Andalousie , celle du ducd’Albufera, dans l’est, et celle du nord étaienttrès-belles , très-fortes , et ne manquaient derien. Les Guérillas ne se sont formés que deuxans après, par l’effet des désordres et des abusqui s’étaient introduits dans l’armée, exceptédans le corps d’armée du maréchal Suchet qui