bataille ; elle était demandée à grands cris parsa cour désolée de voir le ravage et l’incendiede ses provinces ; par la noblesse, par l’arméefatiguée , affaiblie , découragée par de perpé-tuelles retraites.
Il n’est pas vrai que les Russes aient battuvolontairement en retraite jusqu’à Moskou ,pour attirer l’armée française dans l’intérieurde leur pays. Ils ont abandonné Wilna, parcequ’il leur fut impossible de réunir leurs ar-mées en avant de cette place : ils voulurent serallier sur le camp retranché qu’ils avaient con-struit à cheval sur la Dwina : mais Bagration ,avec la moitié de l’armée, ne put pas y arriver.La marche du prince d’Eckmuhl sur Minsk ,Bbrisow et Mohilow, sépara l’armée de Barclayde Tolly de celle de Bagration ; ce qui obligeale premier à se porter sur Witepsk , et de là surSmolensk, pour se réunir avec Bagration . Sajonction faite, il marcha avec 180,000 hommessur Vitepsk pour livrer bataille à l’arméefrançaise ; mais Napoléon exécuta alors cettebelle manœuvre, qui est le pendant de cellequ’il avait faite sous Landsuht, en 1809 ; il secouvrit par la forêt de Babinoritski, tourna lagauche de l’armée russe, passa le Borysthènè et se porta sur Smolensk où il arriva 24 heuresavant l’armée russe qui rétrograda en toute