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moins désastreuse; il n’coit pas ramené 5o,ooo hommes (le
ie premier moment de trouble serait passé,ils rentreraient chez eux. Ce fut alors quehuit ou neuf cents personnes préposées dela police, chargées de la garde de la ville etdes pompes, profitèrent d’un vent violent quis’éleva , et mirent à la fois le feu à tous lesquartiers. Une bonne partie de la ville con-struite en bois , renfermait une grande quan-tité de magasins d’eau-de-vie, d’huile et au-tres matières combustibles. Toutes les pompesavaient été enlevées, la ville en entretenait plu-sieurs centaines, car le service était organiséavec beaucoup de soin , on n’en trouva qu’une.L’armée lutta quelques jours inutilement contrele feu ; tout fut brûlé. Les habitants qui étaientrestés dans la ville se sauvèrent dans les boisou dans les maisons de campagne ; il ne restaque la dernière canaille, pour se livrer au pil-lage. Cette grande et superbe cité devint uncloaque, un séjour de désolation et de crime.On ppuvait alors prendre le parti de marchersur Saint-Pétersbourg : la cour le craignait, etavait fait évacuer, sur Londres , ses archives,ses trésors les 1 plus précieux ; elle avait appeléde la Podolie l’armée de l’amiral Tchitcha-