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il eût lait sa retraita eu été , cju’elle n’eût été guère
de cette grande ville,dans les 4o,ooo bourgeoisaffranchis, fils d’affranchis ou négociants , etfort riches, qui l’habitaient, de quoi former unnoyau national pour soulever tous les escla-ves de la Russie , et porter un coup funesteà cet empire. L’idée d’incendier une ville de3oo,ooo âmes, presque aussi étendue que Pa-ris , n’était pas considérée comme une chosepossible. En effet, il était plus raisonnable defaire la paix, que de se porter à une telle bar-barie. L’armée russe livra bataille à trois jour-nées avant d’être à Moscou ; elle fut battue:l’armée française entra dans la ville ; pendantquarante-huit heures elle fut maîtresse detoutes ses richesses; les ressources qu’elle ytrouva étaient immenses : les habitants étaientrestés, les cinq cents palais de la noblesseétaient meublés, les officiers et les domesti-ques des maisons étaient à la porte. Les dia-mants, les toilettes des dames, rien n’avaitété évacué; La plus grande partie des richespropriétaires , en quittant la ville, avaientlaissé des billets de recommandation pour legénéral qui occuperait leur maison , et la dé-claration que, Sous peu de jours, aussitôt que