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Tome deuxième. [2/2.]
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NOTES ET MÉLANGES. IO7

chienne, à Ulm , parties mouvements brillants d’activité,d’ordre et d’habileté, la prudence lui conseillait de s’arrêterpour former une base d’opérations en Bavière (1). Il n’é-coute point ces conseils timides , il poursuit sa pointe, etla fortune le conduit jusque dans Vienne ; elle fait plus ,elle lui livre le pont de cette capitale sur le Danube , qu’ilétait si aisé aux Autrichiens de brûler. Le général françaisveut profiter de tout son bonheur; il passe téme'rairementsur la rive gauche du fleuve, et court en Moravie au devan tdes Russes , qu’il bat à Austerlitz, où il conclut la paix. Cer-tainement, si l’on considère sans prévention sa situation,celle des armées ennemies, et l’état de l’Europe à cette épo-que, il est difficile de ne pas reconnaître que cette pointeen Moravie n’était qu’une audacieuse folie , qui mettaitpresque tontes les chances contre lui. L’armée autrichienne d’Italie , arrivant à la hâte, n’était plus qu’à quelques mar-ches, et pouvait se diriger sur Vienne , s’emparer de cette

(1) Oui, afin de donner le temps au généralK-utusow, à l’empereur Alexandre, au généralHenigsen, au prince Charles, et à l’armée au-trichienne de Vienne de se réunir sur l’Inn,de rendre inutile la victoire éclatante d’Ulm,et de remettre en balance ce qu’elle avait dé-cidé. Ah vraiment! c’eût été un bon conseil àsuivre ; pour résultat, les armées françaises dussent été rejetées sur le Rhin et sur les Alpes ,avant le mois de décembre.