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Tome deuxième. [2/2.]
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M)t) MÉMOIRES IM: N Al'OI.ÉON.

ruinée , que les secours qu’elle reçoit, ne peuvent la ré-tablir (i). »

S’il eût établi trois ou quatre places du moment, des têtesde pont, et une armée de réserve, ses ennemis n’eussent paspu se placer sur ses derrières ; il n’eût manqué ni de vivres,ni de munitions , et son armée, après une bataille perdue,eût promptement trouvé un refuge , des renforts et unebarrière contre la poursuite des alliés. Le public qui serange toujours du côté de la fortune, a blâmé sévèrementces deux malheureuses campagnes , tandis que les trom-pettes de la renommée retentissaient encore des louangesde la brillante campagne d’Austerlitz. Mais les connaisseursqui jugent plutôt d’après les principes que d’après les évè-nements, aperçoivent dans cette fameuse campagne les mûmes fautes qui nous perdirent ensuite. On voit Napoléon yfaire la guerre sans base d’opérations, avec plus d’éclat quede solidité. Après avoir enveloppé et détruit l’armée autri-

‘(i) i° Les magasins de l’année n’étaient pasà trois cents lieues; elle* ne manqua jamaisde munitions, elle ne fut pas harcelée sur sesderrières, et l’ennemi fut partout battu. Ona vu les Romains, à Trasimène et à Cannes ,Annibal à Zama, Scipion à Thapsus , Sextus aMinda, Mêlas à Marengo, Maek à Ulm, leduc de Brunswick à léna, perdre leurs armées,ne pas pouvoir se rallier, quoiqu’au milieude leurs places lortes, et près de leurs capitales.