NOTES ET MÉLANGES. MK)
la Prusse et tout le nord de l'Allemagne s’ébranlaient, etun faible corps de i5,ooo hommes que nous avions à Franc-fort était bien insuffisant sans doute pour arrêter i5o,ooohommes qui paraissaient devoir se porter vers les sourcesdu Danube afin d’intercepter les communications des Fran-çais ( i ). Les Russes s’avancaient avec 60,000 hommes ausecours des Autrichiens échappes au désastre d’Lbn ; et en-fin la Bohême était en armes. Certes, il est évident qu'il nefallait que temporiser, éviter les batailles de front, et se por-ter sur les flancs , pour ruiner les Français . Leur armée en-veloppée d’ennemis, sans communications, sans établisse-ments et sans munitions, se serait trouvée dans une situa-tion aussi fâcheuse que celle de Moscou . La victoire d’Aus-
d’armée, avait été dirigé sur le Tyrol ; il étaitplus que suffisant pour le soumettre. Effecti-vement, il en était maître au moment de labataille d’Austerlitz.
(1) Le roi de Prusse avait été ébranlé par leséjour de l’empereur Alexandre à Postdam ;mais malgré le fameux serment sur le tombeaude Frédéric, ce prince avait donné à la France les plus vives assurances qu’il ne commence-rait aucune hostilité, sans qu’au préalable iln eût lait des propositions; et il 11e s’était en-gagé, avec la Russie , que par un traité.éven-tuel. Mais en supposant que les choses fussentcomme les rapporte l’auteur des considérations,il était évident qu’il fallait profiter de six se-