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Tome deuxième. [2/2.]
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MÉMOIRES DE SAl’OLÉOiV.

teriilz même ne pouvait pas la tirer d’affaire, si les alliéseussent montré de la résolution, de la fermeté et de l’énergieaprès cette bataille , qu’ils avaient grand tort de livrer. Quepouvaient faire les Français après cette victoire ? Rien dutout; ou, s’ils poursuivaient les Russes (i) , leur situationdevenait encore plus critique, et leur perte plus facile , carleur ligne d’opérations, dont la base reposait sur le Rhin ,

maines qu’on avait devant soi, avant que laPrusse pût achever ses armements, pour dé-faire les arriiées russes et autrichiennes, dégagerl’Italie, ou bien repasser le Rhin et les Alpes .Car, certainement, en prenant position surl’Inn , on ne pouvait pas tenir tête à l’Autriche ,à la Russie et à la Prusse , puisque c’étaitdonner le temps à ces puissances, de réuniret de combiner leurs forces.

(i), On n’a pas poursuivi, et on n’avait pasbesoin de poursuivre les Russes , l’empereurAlexandre avait pris l’engagement de se retireravec son armée sans artillerie, par la Hongrie ,au - delà du Niémen , et c’est ce qu’il a fait.Après la bataille d’Austerlitz, on se moquaitde la Prusse , et même si elle n’eût pas, dès-lors, changé de ton, elle s’en fût repentie; l’em-pereur d’Autriche , sans armée, sans alliés ,sa capitale prise, désirait et devait désirer lapaix.