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de croire par le relevé de la température desvingt années précédentes que le thermomètrene descendrait pas au dessous de six degrés deglace pendant novembre ; il n’a manqué à l’ar-mée que trois jours pour achever sa retraite enbon ordre : mais dans ces trois jours elle per-dit 3o,ooo chevaux ; le froid prématuré opéraégalement sur les deux armées. Par l’évène-ment on pourrait donc reprocher à Napoléond’être resté quatre jours de trop à Mpscou;mais il y fut déterminé par des raisons po-litiques; il croyait avoir le temps de retourneren Pologne ; les automnes sont très-prolongésdans le nord.
L’armée en quittant Moscou emporta vingtjours de vivres, c’était plus qu’il ne lui fallaitpour arriver à Smolensk , où elle eut pu en pren-dre en abondance pour gagner Minsk ou Wilna.Mais tous les attelages des convois, et la ma-jorité des chevaux de l’artillerie et de la ca-valerie périrent ; tous les services de l’arméefurent désorganisés; ce ne fut plus une ar-m êe ; il devint impossible de prendre positionavant Wilna. Les corps du prince de Schwartz-emberg et du général Reynier qui étaient sur laVistule, au lieu d’appuyer sur Minsk comme ilsle devaient se retirèrent sur Varsovie , abandon-nant ainsi l’armée; s’ils se fussent portés surMélanges.—Tome II. y