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Tome deuxième. [2/2.]
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

T 34

elle communiquerait son désordre. Je sais qu’on pourraitopposer à ces raisonnements l’exemple récent de deux gé-néraux illustres qui engagèrent leur cavalerie presque dèsle début de la bataille de Waterloo . Voici comment ladroite des Français , composée de quatre divisions d’infan-terie , chacune formée en colonne serrée par division, s'ar-merait pour attaquer la gauche et le centre de la ligne an-glaise , lorsque le général anglais lança sur les colonnes enmarche une brigade de cavalerie de sa gauche : cette chargeeut du succès contre toute probabilité. Une de nos colonnes,effrayée au seul aspect de cette cavalerie, s’enfuit et se dis-persa en abandonnant une batterie de 3o pièces d’artjlleriequ’elle était chargée de soutenir: mais la cavalerie anglaise,en se retirant après sa charge, fut prise en flanc et à dospar les autres divisions d’infanterie et par quelques esca-drons français ; elle souffrit beaucoup, et ces deux régi-ments furent presque détruits. »

(Page î33. )

«.Cependant, comme son caractère inflexible ne sa-

vait jamais céder à propos à l’empire des circonstances, ilaima mieux faire détruire assez inutilement sa cavalerie sousle feu des Anglais , que de la faire plier. Cette charge dé-placée se fit sans doute à son insu : mais pourquoi se te-nait-il hors de portée de bien voir? pourquoi ne surveillait-il pas son champ de bataille pour donner et faire exécuterses ordres ? Tout général en chef n’est-il pas responsable desfautes qui se commettent sur un champ de bataille qui n’aqu’une demi-lieue d’étendue? et le sien n’était guères plusgrand. »

Quoi, les deux tiers de la France étaientcontre Napoléon ! Plusieurs armées royales ma-