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Tome deuxième. [2/2.]
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1 38 UlÉMOllïIiS J)ü NAPOLÉON,

de plus de vingt lieues. Son infanterie, sa cava-lerie et son artillerie, étaient cantonnées sépa-rément. Son infanterie seule fut engagée auxQuatre-Bras une partie de la journée ; elle yperdit énormément, parce qu’elle fut obligéede résister en colonnes serrées ou formées encarrés aux charges répétées de nos intrépidescuirassiers, soutenus par cinquante bouches àfeu; c’était une grande faute. Les trois armesne peuvent pas se passer l’une de l’autre, ellesdoivent être cantonnées et pltcées de manièreà pouvoir toujours s’assister. Le duc de Wel-lington commit une autre faute : il donna pourpoint de réunion à son armée les Quatre-Bras,déjà au pouvoir des Français ; il l’exposaitainsi à être défaite partiellement. Son pointde rassemblement devait être Waterloo; il au-rait eu alors quarante-huit heures pour réunirson armée, infanterie, cavalerie, artillerie, etlorsque les Français se seraient présentés de-vant lui, ils eussent trouvé toutes ses forcesréunies et en position. Mais le parti (le livrerbataille était-il conforme aux intérêts de l’An-gleterre et de ses alliés ? Non : le plan de guerredes alliés aurait du consister à agir en niasseet à ne s’engager dans aucune affaire partielle.Bien n’était plus contraire à leur intérêt , quede commettre le succès de l’invasion de la