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Tome deuxième. [2/2.]
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l/|2 MÉMOIBES DE NA.PÜLÉOK.

C’est avoir les notions les plus fausses de laguerre, et n’avoir aucune idée de la puissancedes charges combinées de l’infanterie et de lacavalerie, soit pour l’attaque, soit pour la dé-fense.

La charge de la cavalerie à quatre heuresdu soir le 18, a été faite un peu trop tôt;mais une ibis faite, il la fallait soutenir; aussiNapoléon , qu’elle contrariait extrêmement,donna cependant l’ordre au général Keller-mann, qui était eu arrière sur la gauche,de se porter au grand trot pour la soutenir.Le corps de Bulow menaçait dans ce momentle flanc et les derrières de l’armée. Il étaitimportant de ne point faire de mouvement ré-trograde, et de se maintenir dans la position,'quoique prématurée, qu’avait prise la cavale-rie; cependant l’intention de Napoléon n’é-tait point que la cavalerie de la garde se por-tât sur le plateau : c’était sa réserve. Lorsqu’ils’aperçut quelle suivait le mouvement des cui-rassiers Kellermann, derrière lesquels elle setrouvait en seconde ligne, il lui envoya l’ordrede s’arrêter; mais il était trop tard quandl’ordre arriva : déjà elle était engagée, et Na-poléon se trouva ainsi, dès cinq heures dusoir, privé de sa réserve de cavalerie, de celteréserve qui, bien employée, lui avait donné