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tant de fois la victoire. Cependant ces 12,000hommes de cavalerie d’élite firent des mira-cles, ils enfoncèrent tontes les lignes anglaises,cavalerie et infanterie , prirent soixante bou-ches à feu , et plusieurs drapeaux. L’ennemicrut la bataille perdue , la terreur gagnaBruxelles.
Ces braves cavaliers n’étant point soutenus, du-rent s’arrêter et se borner à conserver le champde bataille qu’ils venaient de conquérir avectant d’intrépidité. L’attaque du général Bulowoccupait le sixième corps et la majeure partiedelà garde (infanterie ). Napoléon attendaitimpatiemment qu’il pût en disposer pour déci-der la victoire, en la portant sur le plateau. Ilsentit alors doublement la privation de la divi-sion d’infanterie de sa garde qu’il avait dûdétacher dans la Vendée , sous les ordres del’intrépide général Brayer. Quatre bataillonsseulement se trouvaient disponibles, et cepen-dant il était important que les douze bataillonsde la garde pussent s’engager à la fois. L’ap-parition inattendue, sur l’extrême droite, despremières colonnes de Bluclier, ébranla la ca-valerie , et obligea Napoléon à envoyer surle plateau le général Friant, à la tête des quatrebataillons disponibles ; les quatre bataillons