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Tome deuxième. [2/2.]
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NOTES ET MÉLANGES.

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lion qui n’aurait dû être que le prix du sang des braves,accordée à des chanteurs , à des histrions, perdit une partiede son lustre aux yeux des troupes.»

Rien ne prouve mieux ces assertions que lesbatailles d’Ulm, d’Austerlitz, de Jéna , de Pul-tusk, d’Eylau , de Friedland , de Tann, d’Abens-berg, d’Eckmühl, d’Essling , de Wagram, deRaab, de la Moskowa, etc.

Annibal fut suffète à Carthage ; Scipion aprèsses triomphes accepta à Rome des places de lamagistrature civile ; Epaminondas fut aussi ma-gistrat du peuple.

Aucun comédien n’a été décoré de la légiond’honneur. Assimile-t-011 à des chanteurs Gre-try, Paésiello , Méhul , Lesueur , nos plus il-lustres compositeurs? Faudra-t-il donc étendrela proscription à David, à Gros, à Vernet, àRenaud, à Robert Lefebvre , nos plus illustrespeintres? Et même à Lagrange, à La Place, àBerthollet, à Monge, à Vauquelin, à Chaptal, àGuyton de Morveau , à Jouy , à Baour-Lor-mian , à Fontanes, à Sismondi , à Ginguené ?Le soldat français aurait des sentiments bien in-dignes de lui, si une décoration portée par detels hommes perdait pour cela quelque prix àses yeux. Si la légion d’honneur n’était pas larécompense des services civils, comme des ser-vices militaires, elle cesserait d’être la légion

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