a8ü MÉMOIRES 1)E NAPOLEON.
cent cinquante mille hommes devait être pro-posé aux chambres dans le courant de juillet:la levée eût été terminée en septembre. Lenombre des officiers, sous-officiers et soldatsen retraitç ou en réforme, s’élevait à plus decent mille : trente mille étaient en état de ser-vir; on les rappela sous les drapeaux.
Mais l’objet le plus important était les armesà feu : l’artillerie prit les mesures nécessaires ;elle parvint à fabriquer en un mois ce qu’enun temps ordinaire elle n’eût pu faire confec-tionner en six mois. Il y eut dans la capitaleplus d’activité qu’en 1793 , mais avec cette dif-férence que tout était alors gaspillage , anar-chie et désordre; et qu’en 181 5 tout fut con-duit avec la plus grande économiepar lesprincipes d’une bonne administration.
Les manufactures de draps, propres à l’ha-billement des troupes , étaient nombreuses en1812 et 181 3 : elles pouvaient fournir à tous lesbesoins des armées; mais en r8r 5 , elles n’exis-taient plus. Dès le mois d’avril, le trésor avançaplusieurs millions aux fabriques de draps pourles relever.
Les fournisseurs avaient livré 20,000 che-vaux de cavalerie avant le premier juin; ro,oootout dressés avaient été fournis par la gen-darmerie qui avait été démontée : le prix en