NOTES ET MÉLANGES. 28 r
fut payé comptant aux gendarmes qui, danshuit jours, se remontèrent en achetant deschevaux de leur choix. On avait le projet deprendre de nouveau la moitié de ces chevauxdans le courant de juillet. Des marchés avaientété passés pour i/j,ooo autres; enfin on avait,au premier juin, 46,000 chevaux de cavalerieet 18,000 d’artillerie.
Tous les services ne pouvaient se faire qu’ar-gent comptant: la plupart des fournisseurs etentrepreneurs voulaient même des avances ;cependant la dette publique et les pensionsétaient servies avec la plus grande exactitude :toutes les dépenses de l’intérieur , loin d’êtrediminuées, étaient augmentées ; le grand sys-tème des travaux publics avait repris dans toutela France . Le trésor négocia quatre millions derentes de la caisse d’amortissement à 5 op. 0/0,qu’il remplaça en crédit de bois nationaux :cela lui produisit, net de tous escomptes, qua-rante millions argent comptant, qui rentrèrentavec une incroyable rapidité.
Au premier octobre, la France aurait eu unétat militaire de huit à neuf cent mille hom-mes complètement organisés, armés et ha.-billés. Le problème de son indépendance con-sistait désormais à pouvoir éloigner les hosti-lités jusqu’au premier octobre. Les mois de