MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
3ou
tête, etc.il partit, il fit des prodiges, mais en vain ,
l’énergie nationale était éteinte , de degré en degré on étaitarrivé à cette extrémité si fatale aux princes, où l’ame dé-couragée reste insensible à leurs dangers, et les abandonneau destin, etc.Napoléon réduit par l’inertie pu-
blique à ne plus pouvoir faire ni la guerre ni la paix , con-sentit à déposer la couronne. »
L’énergie nationale n’était pas éteinte, maispour repousser l’agression des 800,000 hommesqui envahissaient la France , il fallait encoreles mois de janvier, février et mars pour ache-ver les grands moyens de défense que Napo-léon avait organisés. Si les alliés n’eussentfranchi qos frontières qu’en avril, ils eussentété rejetés au-delà du Rhin .
Si en 1792, la France repoussa l’agressiondelà première coalition, c’est qu’elle avait eutrois ans pour se préparer et lever deux centsbataillons de garde nationale, c’est qu’elle 11efut attaquée que par des armées au plus de100,000 hommes. Si 800,000 hommes eussentmarché sous les ordres du duc de Brunswick,Paris eût été pris, malgré l’énergie et l’élan dela nation.
Comment dire que Napoléon ne pouvaitfaire ni la guerre ni la paix? Avec 5o,ooohommes, il en combattit 3oo,ooo qui ne se-raient point entrés dans Paris , ou qui du