ÎVOTTÎS TIT MÉLANGKS.
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moins en eussent été chassés, vingt-quatreheures après y être entrés, sans les secours dela trahison. TI fut toujours maître de faire lapaix sur les bases des anciennes limites de laFrance , et il eût obtenu une paix honorablepour lui et la nation, sans la défection du sé-nat et d’une partie de l’armée.
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« Les sénateurs appelèrent au trône le frère de Louis XVf,et ce choix, quoique, etc. souffrit peu d’opposition, par-ce que le rappel de Louis paraissait être le gage de la paix,et que la paix était avant tout le premier vœu de la nation ;d’un autre côté, les Bourbons, sagement conseillés, s’é-taient empressés de combattre par des proclamations lesrépugnances et les craintes qu’inspirait leur retour : nousgarantissons, disaient-ils, etc.»
La révolution française a été un mouvementgénéral de la nation contre les privilégiés;elle eut pour but principal de détruire tousles privilèges, d’abolir les justices seigneuriales,de supprimer les droits féodaux , comme unreste de l’ancien esclavage des peuples, de pro-clamer l’égalité de l’impôt et des droits. Leroyaume était formé de réunions successivesfaites au domaine de la couronne, soit parhéritages, soit par conquêtes. Les provincesn’avaient entre elles aucunes limites naturelles,