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Tome deuxième. [2/2.]
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3oa mémoires de napoléon.

elles étaient inégales en étendue, en popula-tion, en privilèges; elles çtaient régies par deslois et des coutumes locales au droit civil etadministratif. La France n’était pas un état, c’é-tait la réunion de plusieurs états placés les unsà côté des autres sans amalgame. La révolu-tion , guidée essentiellement par le principe del’égalité, détruisit tous les restes des tempsféodaux; elle fit une France nouvelle, ayantune division homogène de territoire, d’accordavec les circonstances locales ; même organisa-tion judiciaire, même organisation adminis-trative, mêmes lois civiles, mêmes lois cri-minelles, même système d’imposition. Lebouleversement que produisirent dans lespersonnes et dans les propriétés les effets de larévolution, fut aussi grand que celui opérépar les principes mêmes de la révolution. Toutce qui était le résultat des évènements qui s’é-taient succédé depuis l’établissement de lamonarchie, cessa d’exister. La France nou-velle présenta le spectacle de 25 millions d’ames11e formant qu’une seule classe de citoyensgouvernés par une même loi, un même régle-ment , un même ordre. Tous ces changementsétaient conformes au bien de la nation, à sesdroits, à la marche de la civilisation.

La France toute entière était attachée aux