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Tome deuxième. [2/2.]
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NOTES ET MÉLANGER. 337

mais encore la Savoie et les Alpes maritimes ,n’attendaient quel’évènewient pour prendre lesarmes. Les patriotes milanais admirent ce mi-sérable dans leurs conciliabules;ils délibérèrentdevant lui et avec lui ; et ce fut en sa présenceque le plan fut arrêté. Le signal de la révolu-tion devait être donné par l’enlèvement dumaréchal Bellegarde qui habitait la Villa-Bona-parte, palais de plaisance presque isolé et situéà l’une des extrémités de Milan . Le jour del’exécution fut remis plusieurs fois, à la grandeinquiétude du traître, qui n’osait pas appro-cher de ce lieu, de peur de se rendre suspectaux conspirateurs avant que le jour eût été fixé.Il le fut enfin; à l’instant même il courut chezle maréchal Bellegarde, et, s’il faut l’en croire,après avoir exigé de ce maréchal sa paroled’honneur de faire grâce de la vie aux auteursdu complot qu’il allait lui faire connaître, illui en révéla tous les détails et lui donna leslistes complètes des noms des conspirateurs ,qui furent enlevés quelques moments après ettransportés dans la citadelle de Màntoue ; ils ysubissent encore et y subiront long-temps lapeine de leur attentat.

(Page 385.)

« Napoléon n’avait jamais été le maître (le dompter l’é-loigneinent que lui inspiraient les vétérans de la révolution ;

Mélanges .— Tome /f. t.%