MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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il redoutait leur constance et leur audace, et se serait crumenacé ou perdu, s’ils avaient repris de la consistance etde l’ascendant. Celte terreur panique fut cause qu'il neretira point des confédérations le parti qu’il s’en était pro-mis , et qu’elles lui auraient offert indubitablement, s’iln’en eût point rallenti l’essor. Elle fut cause aussi qu’il fitpeut-être une plus grande faute, celle d’arrêter les mouve-ments populaires qui s’étaient manifestés dans la plupartdes départements... Dans l’état de crise où il se trouvait, etdans lequel il avait entraîné la France , il ne devait dé-daigner aucun moyen de salut; et lé.plus efficace, le plusanalogue à sa position, était, sans contredit, de lier étroi-tement le peuple à son sort et à sa défense, etc.
Les vétérans de la révolution étaient Cam-bacérès, Merlin, Sièyes , Carnot, Alquier.
Le mouvement populaire ne fut pas arrêté ,il fut régularisé. Il fut aussi grand que de 1790à 1792 ; mais alors on eut trois ans pour armeret ici on n’eut que quarante jours; alors on nefut attaqué que par une armée de 80,000 hom-mes, et ici.on le fut par 600,000. Si, en 1792,on eût été attaqué par seulement 3oo,ooo hom-mes, Paris eût été pris, malgré l’énergie de lanation et les trois ans qu’elle avait eus pours’organiser.
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« Il se rendit aussi à l’école polytechnique : c’était lapremière fois qu’il s’offrait aux regards des élèves de cetteécole. Leur amour pour la liberté absolue, leur penchant