PIÈCES JUSTIFICATIVES.
3/j7
charger île porter à S. M. l’empereur la réponse auxpropositions quelle a fait faire par M. le comte deMerfeldt. En conséquence, M. le comte de Metternich et M. le comte'de Nesselrode in’ont demandé de rap-porter à S. M. :
Que les puissances coalisées étaient engagées pardes liens indissolubles qui faisaient leur force , et dontelles ne dévieraient jamais ;
Que les engagements réciproques qu’elles avaientcontractés, leur avaient fait prendre la résolution dene faire qu’une paix générale ; que lors du congrès dePrague , on avait pu penser à une paix continentale,parce que les circonstances n’auraient pas donné letemps de s’entendre pour traiter autrement ; mais que ,depuis, les intentions de toutes les puissances et cellesde l’Angleterre étaient connues ; qu’ainsi il était inu-tile de penser soit à un armistice, soit à une négo-ciation qui n’eût pas pour premier principe une paixgénérale ;
Que les souverains coalisés étaient unanimementd’accoTd sur la puissance et la prépondérance que laFrance doit conserver dans son intégrité et en se ren-fermant dans ses limites naturelles, qui sont le Rhin les Alpes ,• les Pyrénées ;
Que le principe de l’indépendance de l’Allemagne était une condition sine qun non • qu’ainsi la France devait renoncer, non pas à l’influence qu’un grandétat exerce nécessairement sur un état de force infé-rieure , mais à toute souveraineté sur l’Allemagne ;que d’ailleurs c était un principe que S. M. avait posé