MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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elle-même, en disant qu’il était convenable que lesgrandes puissances fussent séparées par des états plusfaibles ;
Que du côté des Pyrénées, l’indépendance de l’Es-pagne et le rétablissement de l’ancienne dynastie,était également une condition sine qua non ;
Qu’en Italie, l'Autriche devait avoir une frontièrequi serait un objet de négociation ; que le Piémont offrait plusieurs lignes qu’on pourrait discuter, ainsique l’état de l’Italie , pourvu toutefois qu’elle fût,comme l’Allemagne , gouvernée d’une manière indé-pendante de la France ou de toute autre puissanceprépondérante ;
Que de même l’état de la Hollande serait un objetîle négociation, en partant toujours du principequ’elle devait être indépendante;
Que l’Angleterre était prête à faire les plus grandssacrifices pour la paix fondée sur ces bases, et à re-connaître la liberté du commerce et de la navigationà laquelle la France a droit de prétendre ;
Que si ces principes d’une pacification généraleétaient agréés par S. M., on pourrait neutraliser, surla rive droite du Rhin , tel lieu qu’on jugerait conve-nable, où les plénipotentiaires de toutes les puissancesbelligérantes se rendraient sur-le-chainp, sans cepen-dant que les négociations suspendissent le cours desopérations militaires.
Signé St.-Aignan.