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Tome deuxième. [2/2.]
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MÉMOIRES UE NAPOLÉON.

l'Autriche , avaient salué l’empereur François du titred’empereur d’Allemagne ; qu’il n’acceptait point cetitre insignifiant, et que l’Allemagne était plus à luide cette manière qu’auparavant; qu’il desirait quel’empereur Napoléon fût persuadé que le plus grandcalme et l’esprit de modération présidaient au conseildes coalisés ; qu’ils ne se désuniraient point, parcequ’ils voulaient conserver leur activité et leur force,et qu’ils étaient d’autant plus forts qu’ils étaient mo-dérés ; que personne n’en voulait à la dynastie del’empereur Napoléon, que l’Angleterre était bien plusmodérée qu’on ne pensait ; que jamais le moment n’a-vait été plus favorable pour traiter avec elle; que sil’empereur Napoléon voulait réellement faire une paixsolide, il éviterait bien des maux à l’humanité et biendes dangers à la France en ne retardant pas les négo-ciations, qu’on était prêt à s’entendre; que les idées depaix que l’on concevait devaientdonner de justes limitesà la puissance de l’Angleterre, et, à la France , toutela liberté maritime qu’elle a droit de réclamer, ainsique les autres puissances de l’Europe ; que l’Angle-terre était prête à rendre à la Hollande indépendantece qu’elle ne lui rendrait pas comme province fran-çaise ; que ce que M. de Merfeldt avait été chargé dedire de la part de l’empereur Napoléon ; pouvait don-ner lieu aux paroles qu’on me prierait de porter; qu’ilne me demandait que de les rendre exactement, sansy rien changer; que l’empereur Napoléon ne voulaitpoint concevoir la possibilité tl’un équilibre entreles puissances de 1 Europe ; que cet équilibre était