PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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non-seulement possible, mais même nécessaire ; qu’onavait proposé à Dresde de prendre en indemnité despays que l’empereur ne possédait plus, tels que legrand-duché de Varsovie ; qu’on pouvait encore fairede semblables compensations dans l’oçcurrence ac-tuelle.
Le 9 , M. de Metternich me fit prier de me rendrechez lui à neuf heures du soir.; il sortait de chez l’em-pereur d’Autriche , et me remit la lettre de S. M. pourl’impératrice. 11 me dit que le comte de Nesselrode allaitvenir chez lui, et que ce serait de concert avec luiqu’il me chargerait des paroles que je devais rendre àl’empereur. Il me pria de dire au duc de Vicence qu’on lui conservait les sentiments d’estime que sonnoble caractère a toujours inspirés.
Peu de moments après, le comte de Nesselrode en-tra. Il me répéta en peu de mots ce que le comte deMetternich m’avait déjà dit sur la mission dont onm’invitait à me charger, et ajouta qu’on pouvait re-garder M. de Hardenberg comme présent et approu-vant tout ce qui allait être dit. Alors M. de Metter-nich expliqua les intentions des coalisés, telles que jedevais les rapporter à l’empereur. Après l’avoir enten-du , je lui répondis que, ne devant qu’écouter et pointparler , je n’avais autre chose à faire qu’à rendre litté-ralement ses paroles, et que, pour en être plus cer-tain, je lui demandais de les noter pour moi seul etde les lui remettre sous les yeux. Alors le comte deNesselrode ayant proposé que je fisse cette note sur-le-chanq), M. de Metternich me fit passer seul dans
Mélanges .— Tome 11. 9.3