PIÈCES JUSTIFICATIVES. 3ÜÇ)
taille va devenir inéviatble, et sûrement il entre dansla prévoyance de l’Autriche de calculer et de peserles résultats qu’aurait cette bataille, soit qu’elle fûtperdue par les alliés , soit qu’elle le fût pour laFrance .
Ecrivant à un ministre aussi éclairé que l’est votreexcellence, je n’ai pas besoin de développer ces résul-tats ; je dois me borner à les faire entrevoir, sûr queleur ensemble ne saurait échapper à sa pénétration.
Les chances de la guerre sont journalières; à me-sure que les alliés avancent, ils s’affaiblissent, pendantque les armées françaises se renforcent; et ils donnent,en avançant, un double courage à une nation, pourqui désormais il est évident qu’elle a ses plus grandset ses plus chers intérêts à défendre. Or, les consé-quences d’une bataille perdue par les alliés ne pèse-raient sur aucun d’eux , autant que sur l’Autriche puisqu’elle est en même temps la puissance princi-pale et première entre les alliés, et l’une des puis-sances centrales de l’Europe .
En supposant que la fortune continue d’être favo-rable aux alliés, il importe sans doute à l’Autriche deconsidérer avec attention quelle serait la situation del’Europe le lendemain d’une bataille perdue par lesFrançais au cœur de la France , et si un tel évènementn’entraînerait point des conséquences diamétralementopposées à cet équilibre que l’Autriche aspire à établiret tout à la fois à sa politique et aux affections per-sonnelles et de famille de l’empereur François.
Enfin l’Autriche proteste qu’elle veut la paix / mais
Mélanges.—Tome //. u/j