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Tome deuxième. [2/2.]
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n’est-ce pas se mettre on situation de ne pouvoir al-teiiulre ou de dépasser ce but, que de continuer leshostilités, quand de part et d’autre 011 veut arriver àune fin?

Ces considérations m’ont conduit à penser que ,dans la situation actuelle des armées respectives etdans cette rigoureuse saison, une suspension d’armespourrait être réciproquement avantageuse aux deuxpartis.

Elle pourrait être établie par une convention enforme, ou par un simple échange de déclarations entreV. Exc. et moi.

Elle pourrait être limitée à un temps lixe, ou in-définie avec la condition de ne la pouvoir faire ces-ser qu’en se prévenant tant de jours d’avance.

Cette suspension d’armes ine semble dépendre en-tièrement de l’Autriche puisqu’elle a la direction prin-cipale des affaires militaires 5 et j’ai pensé que, dansl’une et l’autre chance, l’intérêt de l’Autriche étaitque les choses n’allassent pas plus loin et ne fussentpas poussées à l’extrême.

C’est surtout cette persuasion qui me porte à écrireconfidentiellement à V. Exc.

Si je m’étais trompé, si telles n’étaient point l’in-tention et la politique de votre cabinet, si cette dé-marche absolument confidentielle devait rester sanseffet, je dois prier Y. Exc. de la regarder comme nonavenue.

Vous m’avez montré tant de confiance person-nelle dans votre dernière lettre , et j’en ai moi-même