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Tome deuxième. [2/2.]
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

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considérer avec attention quelle serait la situation del’Europe , le lendemain d’une bataille perdue par lesFrançais au cœur de la France , et si un tel évène-ment n’entraînerait pas des conséquences diamétrale-ment opposées à cet équilibre que l’Autriche aspire àétablir, et tout à la fois à sa politique et aux affec-tions personnelles et de famille de l’empereur Fran-çois.

)

Enfin l’Autriche proteste qu’elle veut la paix demême que ses alliés ; mais n’est-ce pas se mettre enposition de ne pouvoi» atteindre ou de dépasser cebut, que de continuer les hostilités , quand de partet d’autre on veut arriver à une fin ?

Toutes ces considérations 111’ont conduit à penserque, dans la situation actuelle des armées respectives,et dans cette rigoureuse saison , une suspension d’ar-mes pourrait être réciproquement avantageuse auxdeux partis.

Elle pourrait être établie par une convention enforme ou par un simple échange de déclarations ; ellepourrait être limitée à un temps fixé ou indéfini, avec-la condition de ne la pouvoir faire cesser qu’en seprévenant tant de jours d’avance.

Cette suspension d’armes me semble plus particu-lièrement dépendre de l’Autriche , puisqu’elle a la di-rection principale des affaires militaires ; et j’ai penséque, dans l’une et l’autre chance, l’intérêt de l’Au-triche était que les choses n’allassent pas plus loin etne fussent pas poussées à l’extrême .

C’est surtout cette persuasion qui me porte à