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Tome deuxième. [2/2.]
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Castelrcagh, quand l'Angleterre a déjà des ministres ac-crédités près de chacun des souverains alliés? Sera-ceà une simple affaire de convenance qu’on abandon-nera les intérêts les plus sacrés de l’humanité?

Les retards qu’éprouva la négociation 11e sont dûlait ni de la France ni de l’Autriche , et c’est néan-moins la France et l’Autriche qui en peuvent le plussouffrir. Les armées alliées ont déjà envahi plusieursde nos provinces ; si elles avancent, une bataille va de-venir inévitable, et sûrement il entre dans la pré-voyance de l’Autriche de calculer et de peser les ré-sultats qu’aurait cette bataille, soit qu’elle fût perduepar les alliés , soit quelle le fût par la France .

Ecrivant à un ministre aussi éclairé que vous l’êtes ,je 11’ai pas besoin de développer ces résultats ; je doisme borner à les faire entrevoir, sûr que leur ensemble11e saurait échapper à votre pénétration.

Les chances de la guerre sont journalières : à me-sure que les alliés avancent, ils s’affaiblissent, pen-dant que les armées françaises se renforcent; et ilsdonnent, en avançant, un double courage à une na-tion pour qui, désormais, il est évident qu’elle a sesplus grands et ses plus chers intérêts à défendre. Orles conséquences d’une bataille perdue par les’alliésne pèseraient sur aucun d’eux autant que sur l’Au-triche , puisqu’elle est en même temps la puissanceprincipale entre les alliés et l’une des puissances cen-trales de l’Europe .

En supposant que la fortune continue d’être favo-rable aux alliés, il importe.sans doute à l’Autriche de