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CliâtiJJoJi, le 6 février 1814,
Sire,
U 11 courrier parti de Troyes, le 5 lévrier, m’a ap-porté une dépêche chiffrée de M. le duc de Bassano,laquelle, tout en me commettant au nom de V. M.les pouvoirs les plus étendus , me jette et me retientdans la plus embarrassante perplexité.
Je me trouve ici placée vis-a-vis de quatre négo-ciateurs , en ne comptant les trois plénipotentiairesanglais que pour ur: seul. Ces quatre négociateursn'ont qu’une seule et même instruction, dressée parles ministres d’état des quatre cours. Leur langageleur a été dicté d’avance. Les déclarations qu’ils re-mettent leur ont été données toutes faites. Ils ne fontpas un pas , ils ne disent point un mot sans s’être con-certés d’avance. Ils veulent qu’il y ait un protocole;et si je veux moi-même y insérer les observations lesplus simples sur les faits les plus constants, les ex-pressions les plus modérées deviennent un sujet dedifficulté , et je dois céder pour ne pas consumerle temps en vaines discussions. Je sens combien lesmoments sont précieux, je sens d’uu autre côté qu’enprécipitant tout, on perdrait tout. Je presse, mais avecla mesure que prescrit lé besoin de ne pas compro-mettre les grands intérêts dont je suis chargé ; je